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Après l’annulation de l’édition 2020 du Paris – Alsace à la marche
le confinement à cent à l’heure ….
1 Avril 2020
Après l’annulation de l’édition 2020 du Paris – Alsace à la marche
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Sylvie Maison ne voit pas le temps passer, en cette période de confinement. Entre son métier d’enseignante de SVT, qu’elle exerce à distance, et ses obligations de mère de famille, la marcheuse lipsheimoise ne sait « plus où donner de la tête ». L’annulation du Paris – Alsace 2020 n’a pas altéré sa motivation.


Lauréate du Paris – Alsace 2019, Sylvie Maison gardera sa couronne une année supplémentaire. La commission nationale de marche a logiquement renoncé à organiser l’édition 2020, du 3 au 6 juin, tant en raison des risques sanitaires que de l’incapacité des athlètes à s’entraîner normalement en cette période de confinement. Déterminée à « défendre [son] titre », la Lipsheimoise se dit « déçue, comme tout sportif voyant son épreuve annulée ». Mais de fait, l’enseignante en SVT n’a eu le temps de gamberger.

« Heureusement que je ne suis qu’à mi-temps ! »

Elle a d’autres challenges à relever actuellement, à commencer par l’exercice de son métier, bien plus éprouvant à la maison qu’en salle de cours. « Je suis constamment sur mon ordinateur, c’est vraiment fatigant, témoigne-t-elle. J’envoie des leçons et des travaux pratiques à ma classe de sixième, ainsi que des exercices à mes élèves de troisième. Certains ne me les rendent pas, parce qu’ils ont beaucoup de devoirs dans différentes matières et il n’y a parfois qu’un ordinateur pour toute la famille. Mais les corrections me prennent malgré tout énormément de temps. Il faut regarder les photos, faire un retour par mail pour dire ce qui ne va pas… Je réalise même des petites vidéos pour mieux expliquer les choses. Heureusement que je ne suis qu’à mi-temps ! »

Au cœur d’une période irréelle à bien des égards, Sylvie Maison ne peut s’empêcher de « penser » très fort à ses collègues. Elle s’amuse, aussi, des « petites parodies » qu’elle voit défiler sur Internet, après le tollé provoqué par Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, qui avait affirmé que les enseignants ne travaillaient pas pendant le confinement (avant de s’en excuser).

« Hâte de reprendre une existence normale »

Lorsqu’elle n’a pas les yeux rivés sur un écran, la prof multitâche supervise les devoirs de ses propres enfants, Matthias et Zoé, respectivement 11 et 9 ans. « Ma fille pratique la natation artistique, rapporte la maman. Tous les jours, je fais du gainage et des abdos avec elle. »

Ajoutez la cuisine – y compris pour le papa Christian, expert-comptable en télétravail – et vous comprendrez pourquoi la Bas-rhinoise a l’impression de vivre des journées encore « plus dures et plus longues » qu’en temps ordinaire. « Parfois, je ne sais plus où donner de la tête, souffle-t-elle. J’ai hâte de reprendre une existence normale. »

La mère modèle parvient malgré tout à s’accorder « une heure tous les deux jours », de préférence en matinée, pour aller se dégourdir les jambes dans les rues de Lipsheim. Elle a l’habitude de s’entraîner seule et a simplement dû suspendre ses sorties dominicales avec Christophe Ott, son équipier, et Danielle Dreyfus, une marcheuse qu’elle a pris sous son aile en septembre dernier. Ce serait mentir, néanmoins, que d’affirmer que rien n’a changé dans son quotidien de sportive.

Si on lui avait dit qu’elle esquiverait un jour volontairement les joggeurs « arrivant en sens inverse sur une piste cyclable », pour respecter les gestes barrières contre le coronavirus, sans doute aurait-elle cru à une blague…

Au supermarché, elle n’a pu retenir ses larmes

Sylvie Maison assure rester « sereine » mais évoque une « ambiance étrange », qui a fini par la submerger en pénétrant dans un supermarché. « Le plus émouvant, pour moi, c’est de rentrer dans un magasin, confie-t-elle. La première fois, j’ai pleuré. L’émotion était trop forte, je ne pouvais pas me retenir. Ça fait tellement bizarre de voir que personne ne se parle, qu’on est tous éloignés les uns des autres… J’essaye de me maîtriser, mais je crois qu’il ne faut pas que j’aille trop souvent faire les courses (sourire). »

Si elle peut se révéler pesante, la « privation de liberté » décuple, paradoxalement, la « motivation » de la quadragénaire. Les championnats de France de 24 heures, initialement prévus le 15 mars à Château-Thierry et reportés en octobre, sont d’ores et déjà dans son viseur.

 En 2021, promis, c’est gonflée à bloc qu’elle se présentera sur la ligne de départ du Paris – Alsace.

Article des DNA (01/04/2020)

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